Les actualités de l'assurance automobile

ECONOMISEZ JUSQU'A 40% A GARANTIES EQUIVALENTES *

1 - REMPLISSEZ NOTRE FORMULAIRE

2 - COMPAREZ LES DEVIS D'UN GRAND NOMBRE D'ASSUREURS

3 - TROUVEZ L'ASSURANCE AUTO QUI VOUS CONVIENT


SOLVABILITÉ 2 : LES RISQUES QUE LA DIRECTIVE ASSURANCES FAIT PESER SUR L’ÉCONOMIE

capture-ffsa.jpg

Alors que le calendrier s’accélère quant à l’application de la directive Solvabilité 2, les assureurs sont de plus en plus nombreux à mettre en garde les autorités européennes contre le risque qu’une interprétation trop restrictive pourrait avoir sur l’économie européenne. Ce qui est en cause ici, ce sont au final des problématiques comptables, mais qui peuvent être lourds de conséquences sur l’économie réelle.

Des assureurs prêts, mais pas à tout…

Alors que se tenait voici quelques jours à Paris la  3ème conférence annuelle sur Solvabilité 2, qui s’est tenue à Paris le 29 novembre 2011, les fédérations européennes de l’assurance (dont la Fédération Française des assurances – FFSA) on certes réaffirmé qu’elles étaient prêtes pour la mise en œuvre de la directive… à ceci près qu’elles souhaiteraient y voir incorporer quelques aménagements jugés d’importance.
Ils ont ainsi rappelé devant le représentant de la Commission européenne Michel Barnier, le Président de l’EIOPA et le Rapporteur du Parlement Européen pour la directive Omnibus 2 l’importance de limiter la volatilité des exigences de capital ainsi que « ses effets pro-cycliques néfastes sur l’économie ».

Un problème de comptabilisation au final

Des notions qui pourront vous paraître peut-être difficile à cerner mais qui s’éclaireront à la lecture de cette longue interview du président d’Axa, Henri de Castries

« Le format final de Solvabilité II doit donc préserver la capacité du secteur à investir sur le long terme, à jouer un rôle contra-cyclique de la volatilité des marchés financiers, et à absorber la prise de risque des agents économiques. »

Une Fair value pas si équitable que ça…

Comme le rappelle le président d’AXA, Solvabilité II repose sur une évaluation des actifs et des passifs en valeur économique de marché, c’est ce qu’on appelle le concept de Fair value en pays anglo-saxons qui s’oppose aux conceptions en vigueurs pour les normes Françaises de comptabilité, mais qui malheureusement sont en train de s’imposer au plan international :

La juste valeur (fair value en anglais) est une méthode de valorisation des actifs prônée par les normes comptables internationales IFRS, qui s’appliquent aux comptes consolidés des sociétés cotées. Selon la méthode de la juste valeur, les actifs doivent être valorisés dans les bilans à leur valeur de marché à la date de clôture du bilan. Cette méthode s’oppose à la « valorisation au coût historique », utilisée dans les normes comptables françaises, selon laquelle l’actif reste valorisé dans les comptes à son prix à la date d’achat, même si sa valeur de marché a entretemps évolué. La méthode de la juste valeur appliquée aux crédits titrisés (CDO en particulier) explique l’ampleur des dépréciations d’actifs, et donc des pertes, constatées dans le secteur bancaire en 2007 et 2008, lors de la crise des subprimes
source : wikipedia

Le risque pour l’économie

Le risque induit par les S2 pour les assureurs, et plus généralement pour l’économie, c’est tout simplement que les sociétés d’assurance « raccourcissent leur horizon d’investissement » et ne puissent donc plus jouer à plein leur rôle de financeurs de l’économie… La fair value, introduit par ailleurs de la volatilité aussi dans les fonds propres précisément disponibles « pour la couverture de la marge de solvabilité » , les assureurs seraient donc en période de crise fortement incités à se séparer des actifs les plus volatiles, amplifiant par la même la volatilité des marchés…

« Une étude récente conduite par Oliver Wyman et Morgan Stanley a notamment mis en évidence que le secteur de l’assurance investira moins en obligations de longue maturité. Un rapport du Comité du Système Financier Global [...], a mis en exergue le risque de voir les assureurs réduire leur allocation de capital risque à l’Economie et d’accélérer un transfert du risque de leurs bilans vers les ménages et les agents économiques. »

La nécessité d’inventer un mécanisme de « compensation »

Plus concrètement, d’après un sondage réalisé auprès des plus grandes entreprises d’assurance exerçant à l’échelle européenne, avec les standards actuels de Solvabilité II,  les « mouvements erratiques » constatés récemment sur les marchés de la dette souveraine auraient entraîné une baisse moyenne de 40 points de base du ratio de solvabilité, soit quarante milliards d’euros . D’où la nécessité d’un mécanisme correctif, et les assureurs l’on fait! Les assureurs ne pouvant contrer l’application des normes IFRS ont mis au point un mécanisme correctif dit  « contra-cyclique » :

« L’Industrie de l’assurance a mis au point un mécanisme de prime contra-cyclique à même de lisser les effets des « spreads» d’illiquidité de certains actifs en période de crise des marchés financiers ainsi que ceux des variations irrationnelles de taux des obligations souveraines au-delà du taux sans risque. Pour être efficace cet outil et ses conditions de déclenchement par les autorités de supervision doivent être transparentes et prédictibles c’est-à-dire reposer sur une formule objective. »

Reste à savoir si les assureurs sauront faire entendre leurs arguments… Nous serions tentés de penser que oui a priori, mais sait-on jamais…

Article paru le 05/12/2011 à 20:12

Sur Comparez les assurances auto
Abonnez vous à notre Newsletter !
Pour vous inscrire ou vous désinscrire à notre newsletter saisissez votre email ci-dessous :

© 2018 Comparer-les-assurances-auto.com