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PÉTROLE ET ASSURANCE : LE RISQUE D’APPROVISIONNEMENT

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Une fois n’est pas coutume je m’écarterai quelque peu de mes thématiques habituelles en matière d’assurance pour aborder la question du pétrole. Bien sur il est peu de domaines qui échappent aux questions d’assurance et vous ne serez probablement guère surpris d’apprendre que l’énergie et en particulier l’extraction et la prospection du pétrole sont des domaines à haut risque – l’exemple récent de BP dans le golfe du Mexique suffira à nous le rappeler. Mais dans cet article introductif à la matière j’aborderai davantage la question du risque (essentiellement d’approvisionnement) que celles de l’assurance et de l’assurabilité. Pour ce faire je partirai d’un document de l’Institut Français du Pétrole et des énergie, le panorama 2012 : contexte pétrolier 2011 et tendances.

Le poids du risque géopolitique : Le printemps Arabe

L’année 2011 nous a rappelé une donnée fondamentale en matière d’énergie – du moins aux jours d’aujourd’hui – à savoir que le contexte géopolitique a une forte incidence sur les prix. La montée en puissance des révolutions du printemps Arabe à partir de décembre 2010 a renchéri les tarifs du pétrole d’une prime estimée entre 20 et 30% par l’IFPEN. La raison en est relativement simple : En incluant les pays susceptibles d’être impactés directement (Libye, Syrie, …)  et indirectement (Arabie Saoudite, Iran) par le phénomène, c’est 18% de la production mondiale qui est concernée  (16mb/J pour une consommation de 89 mb/j en 2011).

Ainsi le baril de Brent qui se négociait entre 80 et 90 dollars au quatrième trimestre monte à 110$ dès février 2011 pour atteindre ensuite 120$ (jusqu’à 126$  au cours du même mois) en avril alors que la crise libyenne atteint son paroxysme,  avec une production Libyenne qui passe de 1,6 Mb/j à 0,4 Mb/j en mars, pour quasiment cesser en mai. Les autres pays de l’OPEP vont alors ajuster leur production pour compenser la « défection » provisoire de la Libye. Mais cette compensation a un prix : La diminution des excédents disponibles de production, qui en toute logique passent de 5 Mb/j en janvier à 4 Mb/j au cours de l’été 2011 soit une baisse 20% de l’excédent, une baisse qui alimente en toute logique une tension sur le marché, d’où notamment d’après l’IFPEN la stagnation du prix du baril à 110 $/b.

Le poids du risque économique

Autre grand déterminant dans l’évolution du prix du baril, le risque induit par l’économie  : Dégradations à répétition de la note de la Grèce à partir de 2009, menaces sur la note de la dette souveraine des USA : Les fluctuations des marchés boursiers sont directement connectées à celles des cours du pétrole, tout simplement par le fait que les premières indiquent les anticipations de croissance. Si la corrélation entre les deux marchés s’est trouvée relativement masquée en 2011 par l’incidence du contexte géopolitique, les fortes corrections enregistrées au mois d’août (de l’ordre de 15$ le baril) sont d’après l’IFPEN directement en rapport avec la dégradation de la note de la dette souveraine Américaine par Dagong (Chine) et Standard & Poor’s

Tensions internationales avec l’Iran

Si l’action des banques centrales Américaine et Européenne pour relancer l’économie a amorti le risque d’anticipation d’une faible croissance pour les pays de la zone, les fortes tensions autour du programme d’enrichissement d’uranium Iranien ont orienté à la hausse les prix du baril nous allons voir pourquoi.
L’Iran produit 3,5 Mb/j  (+500 000 b/j de condensats) soit à peu près 4% de la consommation mondiale ; 2,6Mb/j étant réservés à l’exportation. Les principaux clients de l’Iran sont la Chine (0,54), l’UE (0,6 dont Italie 0,25), l’Inde, et le Japon. La proposition d’embargo de l’Europe sur le pétrole Iranien aurait donc un effet limité (à condition que les autres états ne suivent pas), même si là encore nous retrouvons le raisonnement mentionné plus haut à propos des capacités excédentaires disponibles de production.

Mais le problème vient moins de la production Iranienne que de la position géostratégique essentielle de l’Iran sur la route du pétrole. L’Iran menace en effet de bloquer la voie du détroit d’Ormuz par lequel transite 35% du commerce international du pétrole et 20% de la consommation mondiale 17 Mb/j en 2011, contre 16 Mb/j en 2009-2010). Les alternatives au cas ou le détroit serait bloqué ne représentent que 6 Mb/j environ (voir détail page 3). Moralité, il y a de grande chance que les tensions avec l’Iran constituent comme le dit l’IFPEN la prime de risque du marché pétrolier. C’est aussi dans cette optique qu’il faut interpréter les menaces à répétition d’Israël à l’encontre de l’Iran.

Les facteurs structurels à l’origine des variations

Sont en jeu plusieurs données,qui conditionnent la demande mondiale : D’une part la hausse de la demande des pays émergents (+ 10Mb/j depuis 2005), de l’autre la baisse de consommation des pays développés (moins 5% depuis 2005). Pour l’IFPEN la hausse modérée de la demande mondiale est plutôt un facteur de stabilisation voire de baisse des cours, que vient donc contrebalancer la hausse induite par le risque géopolitique. L’IFPEN émet donc un scénario plutôt large avec un prix du baril compris entre 100 et 120$ pour 2012, et une conclusion : le marché sera de toute façon volatile .

Faible élasticité de la demande :

D’autant qu’un autre facteur est en jeu :  La faible élasticité de la demande. Le potentiel d’économie ou de substitution de demande n’existerait quasiment plus : La demande pétrolière étant tirée par les émergents  avec une concentration croissante dans le secteur des transports. Et des solutions alternatives certes présentes sont encore soit bien trop chères (hybridation, véhicules électriques) soit nécessitent d’important changements d’organisation.

Faible élasticité de l’offre :

D’une part l’exploitation des pétroles non conventionnels, l’offshore très profond, les huiles lourdes et huiles de schiste impliquent des prix relativement élevés (minimum de 50 à 80 $/b) ; les prix attendus pour les biocarburants ou les transformations par la voie Fischer-Tropsch du gaz (GtL), du charbon (CtL) ou de la biomasse (BtL) dépassant quant à eux les 100 $/b. Mais de plus l’ensemble de ces voies « alternatives » ne représentait que 3 Mb/j, et l’offre en 2035 est estimée à seulement à 10 Mb/j par par l’AIE…

Article paru le 15/03/2012 à 20:03

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